Les GAFA et les TUNA


Qu’est ce qui fait la force de GAFA ? Grâce aux biens ou services offerts par ces quatre poids lourds qui composent le sigle GAFA, il suffit d’un clic pour tout mettre à la portée du consommateur : communiquer avec le monde entier, écouter de la musique, se cultiver, visionner des films, obtenir des produits de consommation, se distraire avec de nouveaux jeux, etc. Ces géants de l’internet aident aussi les vendeurs de biens et de services à se démarquer de leurs concurrents. Offrir au consommateur les produits et services à un bon prix et au bon moment justifie la puissance financière de ces entreprises. En 2014, les chiffres d’affaires de Google, Apple, Facebook, Amazon équivaudraient au PIB du Danemark qui figure au 35e rang des puissances économiques mondiales. Selon certaines sources, le taux de croissance de ces superpuissances du net excèderait celui de la Chine, et leurs réserves financières dépasseraient largement la centaine de milliards de dollars. Mais de nouveaux venus sur le marché du numérique commencent aussi à faire parler d’eux. Les offres séduisantes des nouvelles stars du numérique Tesla, Uber, Netflix et Airbnb sont les jeunes loups qui se cachent derrière l’acronyme TUNA. Ces nouvelles vedettes, qui ont commencé à faire parler d’elles en été 2015, ont eu l’intelligence de creuser de nouveaux filons et de répondre à des besoins qui n’attendaient qu’à être satisfaits. Netflix n’a pas une seule salle de cinéma, mais a plus de 60 millions d’abonnés qui louent des films, des séries et des documentaires. Airbnb, sans avoir un seul bâtiment, a sérieusement perturbé le monde de l’hôtellerie avec ses logements variés. Tesla, qui fabrique des voitures électriques, projette d’étendre son réseau en Europe et de lancer la vente en ligne de ses voitures sans passer par des intermédiaires. Uber est maintenant un des réseaux de transport le plus grand dans le monde, avec sa société de véhicules de transport ou de tourisme avec chauffeur. Ce nouveau quatuor, par ses offres de services très compétitives, représenterait même une sérieuse menace pour certains secteurs de l’économie. GAFA tient encore une position dominante en termes de chiffres d’affaires réalisés. Mais l’ascension fulgurante des TUNA, ainsi que la porte qu’ils ont ouverte dans les services offerts par le numérique révèlent que la concurrence dans le domaine est à prendre au sérieux.



New York renforce son système médical


C’est un objectif ambitieux pour les fiducies d’ambulances, mais il est important d’améliorer les soins fournis aux patients, car des délais de réponse plus rapides peuvent sauver des vies. Les opérateurs ont déclaré être confrontés à une crise car de nombreux services d’ambulance cessent leurs activités et que ceux qui restent sont incapables de prendre la relève dans les communautés voisines. Un conseil consultatif sur les interventions d’urgence a décidé d’envoyer une délégation au Comité de la sécurité publique et du pouvoir judiciaire de la Chambre lors de la session législative de l’année prochaine. Ces objectifs sont plus difficiles, mais nous ne nous en excusons pas. Toucher rapidement les patients en cas d’urgence sauve des vies, c’est pourquoi il est normal que nous continuions à mettre au défi le service de répondre aux appels le plus rapidement possible. Les services ambulanciers des États-Unis sont un élément essentiel de tout système régional de services médicaux d’urgence. Le système de transport aérien constitue le lien essentiel entre les établissements de soins de santé locaux et les centres de référence régionaux. En raison de la vitesse des aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante, de l’équipement spécial à bord de l’aéronef et des compétences particulières de l’équipe médicale, les transports en ambulance aérienne concernent généralement les patients les plus gravement malades ou blessés du système de soins de santé. Selon le protocole d’accord entre le comté et les huit services d’incendie qui facturaient également individuellement, le comté enregistre le montant des fonds qu’il collecte pour le compte des entreprises bénévoles. Les entreprises demandent ensuite à utiliser l’argent pour des articles spécifiques liés au transport d’urgence, tels que la formation et les véhicules. Comme pour tout élément du système de service médical d’urgence, chaque service d’ambulance aérienne doit avoir une seule partie ou un seul organisme responsable de la surveillance de tous les aspects des soins médicaux fournis par le service. C’est la responsabilité du directeur médical de chaque service médical aérien. Davantage d’information est disponible sur le site de l’agence organisatrice de l’incentive à New York. Cliquez sur le lien.



Les risques liés au télétravail


Une enquête très intéressante est sortie récemment sur le télétravail. Bien qu’ils soient en très grande majorité satisfaits de cette pratique, les télétravailleurs identifient plusieurs inconvénients au télétravail. Au premier plan, le risque d’isolement social et de perte de l’esprit d’équipe (65 %), suivi d’une difficulté accrue de séparer les temps relevant de la vie privée et ceux relevant de la vie professionnelle (59 %), et des temps de travail quotidiens plus élevés (55 %). Ils appréhendent également à 45 % un retard dans leurs possibilités d’évolution professionnelle. Face au risque d’isolement, les télétravailleurs estiment que le temps de télétravail doit rester minoritaire ; selon eux, la durée idéale de télétravail se situe autour de 2 jours par semaine en moyenne. Pour les dirigeants, le risque majeur est également celui de l’isolement social et de la perte de l’esprit d’équipe de leurs salariés (47 %). Ils déclarent aussi avoir des difficultés à manager leurs collaborateurs à distance (pour 38 % d’entre eux et jusqu’à 50 % pour les entreprises de 250 salariés et plus). Les télétravailleurs les moins satisfaits par cette pratique sont les salariés âgés de moins de 30 ans (16 %), les ouvriers (16 %) et les salariés sans enfants (13 %). 58 % des salariés interrogés déclarent ne pas savoir que les ordonnances du 22 septembre 2017 ont assoupli les règles de mise en œuvre du télétravail. Les personnes déjà concernées par le sujet (télétravailleurs contractuels, salariés du secteur des Services, cadres et salariés aidants) sont davantage au fait de ces dispositifs légaux. 81 % des personnes interrogées considèrent néanmoins que ces ordonnances sont une bonne chose. 40 % des salariés s’attendent à ce que le télétravail se développe dans leur entreprise, une vision partagée par 16 % des dirigeants.



La Chine dévoile un drone furtif


La Chine vient d’obtenir un succès dans sa tentative d’érosion de la supériorité aérienne américaine. Fin décembre, la compagnie chinoise Chengdu Aircraft Corp. a dévoilé sa dernière itération du drone Tian Yi. Selon IHS Jane’s 360, le Tian Yi est un véhicule de haute altitude et de longue endurance qui pourrait avoir des capacités furtives. CAC avait sorti deux modèles de Tian Yi, en 2006 et en 2008. Critique, le dernier modèle a un certain nombre de refontes, en incluant une prise d’air plus large, un fuselage redessiné, et deux moteurs de turboréacteur. Le but de cette refonte, selon Jane, est susceptible de «supprimer la signature infrarouge de l’UAV [véhicule aérien sans pilote], qui se démarquerait dans les hautes altitudes de croisière. » Ce nouveau développement de drone fait partie des efforts de la Chine pour correspondre aux capacités militaires américaines . Les pirates chinois avaient déjà mené une campagne de deux ans contre au moins 20 entrepreneurs de la défense étrangers dans le but de voler la technologie qui sous-tendait le programme de drones américains. Selon la politique étrangère, le Tian Yi pourrait fonctionner comme un plus petit rival de l’Américain Global Hawk, le drone de surveillance phare des États-Unis. Les drones ne sont pas le seul domaine dans lequel la Chine a tenté de combler l’écart technologique avec les États-Unis. CAC met au point le J-20, un chasseur de cinquième génération qui pourrait théoriquement surpasser le F-35 dans certaines régions. Bien sûr, une grande partie du développement du J-2o a été rendu possible par le piratage chinois et d’autres formes d’espionnage. Un entrepreneur chinois a été arrêté en juillet après avoir volé des gigaoctets de données relatives au F-35 et au F-22, ainsi qu’à d’autres projets d’aviation militaire américains. On pense que le vaste vol précédent de données F-35 est le moteur d’un certain nombre de reconceptions du J-20 et la cause des améliorations de l’avion à chaque étape du prototype. Davantage d’infos sur ce baptême en avion de chasse en suivant le lien.



La gestion des actifs immatériels doit savoir anticiper les facteurs susceptibles de peser sur leur valeur


Au-delà des réflexions sur la méthode la plus appropriée pour révéler la valeur des droits immatériels accordés par l’État, ce dernier doit se montrer capable d’anticiper les facteurs susceptibles d’influencer à terme l’évolution de cette valeur. La question des droits à polluer de la France dans le cadre du protocole de Kyoto constitue en la matière le meilleur exemple. La France a reçu un portefeuille de droits de 565 millions de tonne équivalent de dioxyde de carbone par an pour la période 2008 à 2012. Si les tendances d’émission actuelles se confirmaient, la France pourrait largement dépasser l’enveloppe qui lui a été allouée, ce qui exposerait l’État à un coût budgétaire de plusieurs milliards d’euros en 2012. Or, tout porte à croire que le prix actuel des droits à polluer est encore modéré (10 euros la tonne en moyenne). Il pourrait sembler à cet égard économiquement pertinent d’acheter des droits d’émission à un prix bas pour anticiper le dépassement de 2012. Concrètement, la France accumulerait donc des actifs immatériels supplémentaires. Dans cette hypothèse, un fonds de gestion des droits d’émission devrait être créé, qui pourrait par exemple être géré par l’Agence France Trésor. Un tel raisonnement suppose cependant que le protocole de Kyoto demeure en vigueur après 2012, ce qui n’est pas aujourd’hui acquis. Son éventuelle remise en cause, notamment par les États qui jugeraient le dispositif excessivement contraignant et coûteux, serait susceptible de réduire la valeur des droits d’émission échangés sur les marchés, voire d’annuler purement et simplement la valeur du fonds créé par l’État.



Pourquoi je me suis mis aux voyages de groupe


On ne cesse jamais de se surprendre soi-même. Je m’en suis aperçu une nouvelle fois le mois dernier, lorsque je suis revenu d’un voyage de groupe à Miami avec mon épouse. Si la nouvelle ne semble pas avoir de quoi surprendre, c’était en fait la première fois que nous participions à un voyage de ce type. Avant ça, il nous aurait même semblé impossible que nous puissions voyager de cette façon ! Nous sommes en effet restés longtemps accrochés à l’idée que le voyage de groupe était pour les autres, mais certainement pas pour nous. L’idée de se retrouver coincé dans un groupe de parfaits inconnus pendant plusieurs jours nous paraissait cauchemardesque. Mais il faut croire que les miracles arrivent. Quand nous nous sommes demandés quelles seraient nos prochaines vacances, et que nous avons repéré par hasard la fiche de présentation de ce voyage de groupe, ça nous a immédiatement tentés. Une chose en particulier nous faisait vraiment envie : le fait de ne plus avoir à prévoir toute la partie logistique. Nous nous occupons de tout depuis des années, et je dois dire qu’avec le temps, cette partie du voyage (car elle en fait bien partie) devient de plus en plus lourde à gérer. C’est donc cet aspect qui nous a incités à signer pour un voyage de groupe. Et force est de constater que nous avons eu toutes les raisons de nous en réjouir. Vous avez dû vous en apercevoir, si vous avez comme moi l’habitude de voyager par vos propres moyens : dès l’instant où l’on part en voyage de cette manière, on n’est jamais complètement à l’aise. On se retrouve souvent dans des coins qu’on ne connaît pas et avec mille et un problèmes logistiques à régler (sans compter les imprévus qui peuvent surgir) . Il y a bien sûr certaines soirées inoubliables, mais cela ne compense pas à mon avis tous les moments d’angoisse. On garde toujours l’esprit aiguisé, en alerte, en pensant à tout ce qu’il va falloir organiser pour l’étape suivante. C’est positif dans le sens où on apprend à devenir plus débrouillard. Mais cela fait aussi du bien, au bout d’un moment, de pouvoir lâcher prise et de laisser les problèmes pratiques à d’autres. Cela se paye monnaie trébuchante, mais cela vaut clairement le coup, de temps à autre. Je vous mets en lien ce voyage de groupe à Miami, pour ceux qui auraient comme moi la flemme des vieux baroudeurs. 🙂 En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce voyage en Floride.



L’évolution du métier de conseiller bancaire avec l’IA


Les chargés de clientèle particuliers ou conseillers bancaires représentent près de 35 000 salariés, soit près de 18 % des effectifs. Les changements apportés par l’IA vont profondément transformer leur métier. Dans son étude pour l’Observatoire des métiers de la banque, le cabinet Athling met en lumière comme activités les plus impactées celles relatives au respect des évolutions réglementaires, juridiques et fiscales, spécifiques au secteur bancaire : ces activités se trouveront améliorées grâce à une veille plus pertinente et à des outils de recommandations plus avancés et personnalisés – à l’image du moteur de recherche juridique Doctrine.fr – qui permettront un accès « à la demande » à ces informations. La construction de profils de clients à l’aide d’outils d’IA permettra également aux conseillers d’instruire plus rapidement les demandes de crédit, ou d’identifier plus efficacement les risques financiers comme la fraude fiscale ou le blanchiment. Indépendamment même du développement de l’IA, l’annonce de son avènement conjuguée aux nouvelles attentes des consommateurs poussent les banques à transformer leurs activités pour se réorienter autour d’un service disponible 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. À la double promesse d’un service instantané et de qualité, elles entendent répondre par une combinaison d’un service à base d’IA pour la phase de tri des requêtes et de gestion des questions les plus fréquentes et d’un service humain à distance, disponible en permanence. Une forme de service à bas coût pourrait également apparaître où le consommateur n’aurait accès qu’à l’aide automatisée, quitte à payer un supplément pour interagir avec un humain. Chez Orange Bank, la solution mise en place pour filtrer les requêtes au service client obtient un taux de reconnaissance et de compréhension de l’ordre de 80 %. L’intelligence artificielle n’étant pas toujours en mesure d’apporter une réponse pertinente, un tel système permet aux agents du service client de ne traiter in fine qu’une demande sur deux environ. Les agents principalement affectés au fonctionnement de la plateforme ou à la résolution de problèmes techniques rencontrés lors de son utilisation pourraient progressivement voir s’exercer un double effet sur leur métier : diminution du nombre d’employés dédiés et augmentation de la complexité des tâches restant à traiter. L’efficacité grandissante de l’IA pour répondre aux questions (sur la disponibilité d’une offre, ou sur les différentes options) liées à la plateforme bancaire en ligne, qui constitue déjà pour les clients le moyen prioritaire d’interaction avec leur banque, va en effet permettre de dégager du temps et de faciliter le travail de ces agents en filtrant le nombre de demandes. La banque pourrait alors choisir de former ces agents de service client à répondre aux demandes qui relèvent traditionnellement du conseiller bancaire. Cette évolution correspond aux attentes du client qui considère de plus en plus son conseiller non plus comme celui qui partage la responsabilité de la gestion de son portefeuille, mais comme un assistant qui doit l’aider à naviguer dans les complexités du système bancaire, en se rendant toujours plus disponible pour débloquer une situation. Ce terrain voit également apparaître de nouveaux acteurs qui disposent d’une des ressources clés pour la mise en place d’un système à base d’IA. Les groupes de services intégrés spécialisés dans la relation client, qui ont accès à des masses considérables de données dans le cadre de l’opération de services client pour le compte d’entreprises tierce, seront amenés à mettre en place une offre de remplacement uniquement gérée par un robot – le « bot-shoring » – qui pourrait drastiquement réduire leurs coûts. La disponibilité de technologies d’IA facilitant le métier de conseiller bancaire et diminuant le volume de connaissances requises en les rendant plus disponibles peut également être une incitation à faire évoluer les conseillers bancaires vers une plus grande connaissance des clients. Les conseillers pourraient alors assumer davantage de responsabilités dans la gestion de leurs clients, en consacrant plus de temps à recommander des placements ou des sources de financement. Dans ce scénario, ce sont les compétences sociales et décisionnelles qui seront mises en valeur, et les agences bancaires pourraient être amenées à privilégier des formations aux capacités de dialogue ou de négociation. Selon les choix opérés par les entreprises du secteur, l’intelligence artificielle peut aider à optimiser le service et à poursuivre sa dématérialisation ou bien renforcer l’importance du conseiller en lui donnant un surcroît d’autonomie.



Premiers pas dans le monde du vin


La science de Bacchus a toujours été un grand mystère pour moi. Ce qui est tout de même dommage, car j’apprécie le vin : simplement, je n’ai jamais eu les mots pour le décrire et l’apprécier dans toute sa complexité. Mais ça, c’était avant ! 🙂 En effet, dernièrement, je suis allé à Le Mans pour participer à un très intéressant cours d’oenologie. Et bien que je ne sois pas devenu un professionnel dans le domaine en à peine deux heures, je ne suis plus un bleu-vite comme j’ai pu l’être. J’ai découvert des tas de choses intéressantes au cours de cet atelier : comment le vin est confectionné, les arômes parfois surpenants qu’il peut développer… Je ne regrette pas du tout de m’être lancé dans l’aventure, et je pense même en refaire un autre tôt ou tard. C’est étonnant, quand j’y pense. Si ma chère et tendre ne m’avait pas offert cet atelier, je ne l’aurais peut-être jamais fait. J’avais certains préjugés tenaces, voyez-vous : j’étais sûr que ces ateliers étaient pleins de pseudo-experts qui prenaient un malin plaisir à étaler leur science devant les simples profanes. Mais clairement, j’avais tort. Parce qu’en définitive, les autres participants me ressemblaient : c’étaient de simples amateurs désireux d’en apprendre plus sur le vin. Du coup, cela a donné à un véritable moment d’échange et de partage. En fait, je me félicite que mon épouse me bouscule régulièrement dans mes habitudes. Je ne compte plus les expériences que j’ai pu vivre du fait de sa persévérance. J’ai découvert tellement de choses de cette manière. C’est notamment de cette façon que je me suis mis à l’escalade, un sport auquel je suis désormais complètement accro. Je crois que c’est ce qui fait toute la beauté du couple, en fait : ne pas se réduire à soi. En somme, l’on est deux fois plus dense dès lors que l’on vit à deux.
Bref, si vous aspirez à approfondir vos connaissances en vin, je vous recommande de tenter ce cours d’oenologie. Je vous mets en lien le site où ma femme l’a dégoté, s’il vous prend des envies de creuser le sujet. Mais un conseil : pensez à recracher. Ou à partir du troisième vin, vous ne détecterez plus aucun arôme ! Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de cours d’oenologie à Le Mans en suivant le lien.

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Crimes de droit international en Bosnie-Herzégovine


En novembre dernier, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a rendu son verdict en première instance dans l’affaire mettant en cause l’ancien chef bosno-serbe, le général Ratko Mladic, le déclarant coupable de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis lors du conflit de 1992-1995. Le tribunal l’a condamné à la réclusion à perpétuité. Toujours en novembre, le TPIY a confirmé les condamnations de six anciens dirigeants militaires et politiques bosno-croates. Il s’agissait de la dernière décision rendue par cette instance, créée il y a 23 ans, avant sa fermeture définitive en décembre. Les poursuites engagées au niveau national contre les auteurs présumés de crimes de guerre progressaient toujours avec lenteur. Plusieurs centaines d’affaires étaient en instance devant différents tribunaux à la fin de l’année. Malgré quelques avancées constatées récemment, l’action de la justice demeurait entravée par un manque de moyens et de ressources, un manque d’efficacité dans la gestion des dossiers et des manoeuvres persistantes d’obstruction de la part du pouvoir politique. La Stratégie nationale relative aux crimes de guerre (2008) était en cours de révision à la fin de l’année. L’objectif était de remédier aux principales carences institutionnelles et de fixer de nouveaux délais de traitement des affaires. Des progrès ont été réalisés en matière d’harmonisation des lois relatives aux entités censées garantir les droits des victimes civiles de la guerre, y compris des victimes de violences sexuelles pendant le conflit. Les aides publiques octroyées aux victimes de violences sexuelles pendant le conflit restaient toutefois dispersées et variables en fonction du lieu de résidence. Celles qui habitaient en Republika Srpska étaient quant à elles exclues du dispositif d’avantages sociaux pour les victimes civiles de la guerre. Le projet de loi sur la protection des victimes de la torture pendant la guerre en Republika Srpska, destiné à reconnaître officiellement les droits desdites victimes, a été adopté par le gouvernement en décembre, mais il comprenait des dispositions susceptibles d’être discriminatoires à l’égard des victimes non serbes. L’adoption au niveau de l’État de la Loi sur la protection des victimes de la torture était elle aussi au point mort. Ce texte devait garantir des droits et des avantages spécifiques aux victimes de guerre sur l’ensemble du territoire de la Bosnie- Herzégovine. Les tribunaux ont continué d’accorder une indemnisation financière aux victimes de viol pendant la guerre, portant à quatre le nombre d’affaires pénales ayant abouti à des réparations financières pour crimes de guerre. Cependant, les indemnités fixées n’avaient pas été versées à la fin de l’année. Les condamnés n’étaient pas solvables et il n’existait pas de mécanisme de substitution pour indemniser les victimes d’actes criminels dans les situations où les auteurs de ces actes n’étaient pas en mesure de verser les dommages et intérêts. La plupart des victimes restaient contraintes d’intenter une action distincte au civil pour obtenir des réparations, ce qui les obligeait à révéler leur identité et leur faisait encourir des frais supplémentaires. L’arrêt rendu en 2016 par la Cour constitutionnelle, selon lequel le délai de prescription s’appliquait aux demandes de réparations concernant les auteurs des faits et non l’État – même dans les affaires de crimes de guerre –, s’est traduit par le rejet de très nombreuses requêtes en 2017, ce qui limitait encore un peu plus la possibilité pour les victimes de solliciter une indemnisation tout en les laissant redevables de frais de justice élevés. Les corps de plus de 75 % des personnes ayant disparu pendant la guerre ont été exhumés et identifiés. Quelque 8 000 personnes restaient cependant manquantes depuis le conflit. Les opérations d’exhumation se heurtaient toujours à des problèmes de taille, liés notamment à une baisse de financement et à un manque de compétences. La Loi sur les personnes manquantes n’était toujours pas appliquée et le Fonds pour les familles des personnes manquantes n’était toujours pas doté de ressources propres.



Le jeu de la transparence


Il existe un proverbe (polonais, je crois, mais je n’en suis pas sûr) qui dit : quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. Et c’est exactement ce qu’a tenté de faire Fillon avec le Penelope gate : nous prendre pour des idiots et nous faire regarder le doigt plutôt que ce qu’il pointe. Il y a quelques jours, j’ai réalisé un incentive à Palerme en Sicile où j’ai discuté de ce sujet toute une soirée. Et j’ai pu voir combien cet événement a choqué la population. De gauche comme de droite, la déception était immense. Même ceux qui soutenaient Fillon le défendaient parce qu’ils ne voyaient personne d’autre, mais ils étaient foncièrement révoltés par les méthodes de leur candidat. Cette histoire a illustré les limites de notre système. Mais le pire, de mon point de vue, reste la lapidation des médias à laquelle s’est essayée Fillon. Le candidat autrefois droit dans ses bottes a changé radicalement : il a évoqué la thèse du complot, réagi de manière sidérante, accusé les journalistes… Discréditer les médias est maintenant habituel dans de telles histoires : c’est évidemment prendre les citoyens pour des imbéciles, mais ça marche pourtant à chaque fois chez certains. Le problème de notre démocratie, c’est que nos chers élus en ont fait leur joujou. Les montages de Fillon ont pointé du doigt le fait qu’aucun régulateur ne contrôle la conduite de nos élus : ceux-ci sont totalement livrés à eux-mêmes. Il serait temps de régler ce problème majeur. Et c’est tout à fait possible ! Il n’y a pas si longtemps, l’Elysée n’était enchaîné à aucun devoir de transparence. Je ne chéris pas vraiment Sarkozy (loin de là, même) mais il a fait une bonne chose au cours de son mandat : il a fait en sorte qu’une autorité extérieure mette son nez dans les dépenses de l’Elysée. Résultat ? Aujourd’hui, chaque centime englouti par l’Elysée est rendu public ! Et il n’y a rien de plus normal dans un pays démocratique. Il est plus que temps que les autorités puissent éplucher à leur tour l’économie parlementaire, qui promet pas mal de surprises. Soit dit en passant, j’ai trouvé cet incentive à Palerme très attrayant. Voilà l’agence qui l’a composé, si vous souhaitez organiser un événement. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience incentive en Sicile.